Franck Nguema  lance sa carrière politique. Il entend se présenter aux élections législatives 2018 dans la commune  d’Akanda. Pour ce dernier le Gabon serait sous perfusion. L’implication  de la société civile pour le relever  semble être un élément  important.

C’est au cours d’une conférence de presse récente que Franck Nguema, PDG de TV+ a annoncé à ses compatriotes sa volonté de prendre part aux prochaines élections législatives 2018. Une candidature qui trouve son déclic dans la situation politique, économique et sociale que traverse le Gabon actuellement. À en croire ses propos, le Gabon serait au sous-sol. D’où sa volonté manifeste de prendre part à cette échéance électorale afin d’ apporter sa modeste contribution pour le développent du pays.

« Je crois que les temps sont venus pour moi de rompre le silence dans lequel je m’étais plongé volontairement depuis plusieurs années. Ce silence de la parole publique m’a permis de mieux écouter, observer et mieux discerner afin de bien  penser et mieux agir dans notre société gabonaise. Je sais que beaucoup s’interrogent sur les motivations qui ont guidé ma sortie citoyenne aujourd’hui. À ceux-là et à d’autres, je dis que vivre pleinement sa  citoyenneté est un devoir pour un citoyen libre, dont l’un des devoirs est de faire preuve de civisme et de civilité qui n’est d’autre que la fraternité, le respect des droits de des autres (…) ».

« La situation de notre  cher pays le Gabon ne peut me laisser sans voix. Car, si je parle aujourd’hui, si je prends ma parole citoyenne après toutes ces années de silence actifs; c’est parce que j’aime mon pays et que je suis préoccupé par sa situation actuelle. Par ma formation spirituelle et religieuse, je ne peux me désintéresser de ce qui touche à la vie en société. À la vie de mes semblables. À la dignité de l’avenir de l’homme qui doit toujours être au centre des politiques des gouvernants », a-t-il fait savoir.

« Il ne s’agit pas pour moi d’alimenter la morosité par des sombres constats. En regardant les choses en face comme un homme responsable, afin d’apporter humblement, mais résolument ma pierre à l’édifice. Et que notre réflexion au débat de notre pays se doit de sortir des passions humaines qui l’agitent. À ce jour, je n’étais qu’un observateur de la politique gabonaise. Mais avec d’autres, nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et nous les voyons vivre à travers notre profession de reporter TV. Et je puis vous dire sans ambages, que la vie des gabonais n’est pas du tout rose actuellement. Elle est même malheureusement un calvaire pour beaucoup ».

« Les maux qui minent notre société en générale, tout comme ceux de la population de la commune d’Akanda, que je remercie d’être venue si nombreux, sont connus des gouvernants depuis des années. Ces maux se cristallisent dans l’explosion de la pauvreté au Gabon,  qui avec près d’un million des gabonais économiquement faibles; vivant avec un revenu mensuel inférieur à 150000 FCFA. Pour un pays de 1,8 millions d’habitants environ, ça représente quand même plus de 50% de la population qui est économiquement faible. Un taux de pauvreté catastrophique pour un pays riche dit à revenu intermédiaire ».

Il a également rappelé certains maux qui minent la société gabonaise. A l’exemple du chômage des jeunes qui serait effrayant. Du secteur de l’éducation dont le niveau des apprenants serait en baisse. Difficultés des ménages  à avoir de l’eau potable et de l’électricité. Pouvoir d’achat amoindri par l’augmentation des prix. Un accès au titre foncier très difficile. Manque de logements sociaux. Sans oublier la corruption endémique qui greffe terriblement les finances publiques. Un favoritisme indécent qui décourage  les forces vives. Une justice à deux vitesses où la raison du plus fort est la norme (…).

Franck Nguema à travers cette conférence de presse à expliqué davantage les raisons de son implication en politique et sa volonté de participer aux élections législatives,« C’est donc fort de cette réflexion profonde menée depuis plusieurs moi, que j’ai décidé en homme libre et à mon âme et conscience de me porter candidat issu de la société civile au siège de député du 2e arrondissement de la commune d’Akanda(…) »,-a-t-il déclaré devant ses concitoyens.

Il a également présenté auprès de ces derniers  son programme d’actions. «  Mon créneau politique en tant que candidat député issu de la société civile est basé sur le triptyque suivant: Participer à un changement radical de gouvernance du pays. Contribuer à améliorer les conditions de vie des populations gabonaises. Faciliter le retour à une paix sociale, facteur de stabilité et de développement ».

« Cet engagement politique nouveaux me commande de prendre la parole dès maintenant. De rencontrer mes concitoyens à travers tout le 2e arrondissement d’Akanda et à poursuivre les échanges avec les membres de la société civile. En effet, selon moi, la société civile gabonaise peut apporter une grande contribution au sein même de l’hémicycle de l’assemblée nationale. Un des hauts lieux où se décide la vie des gabonais et des gabonaises, et les enjeux de la société gabonaise », a-t-il fait remarqué

« Aussi, et même si j’entends dire que la société civile ne fait pas de politique; ce qui paraît un contre sens au regard de son implication dans la vie de la société. Je lance donc un appel solennel à mes concitoyens de la société civile, de prendre une part encore plus active lors des prochaines élections législatives, à l’instar des sociétés civiles des pays développés qui nous servent de model », a-t-il dit.

« Je pense que les vraies solutions innovantes aux problèmes profonds des gabonais conçues et réalisées par les hommes et les femmes compétents, ne viendront pas seulement de l’économie, de la finance, si importantes soient-elles. Ni des postures et gesticulations de quelques uns! Ces solutions créatives aux préoccupations sociales et vitales des gabonais, viendront de cette écoute active personnelle et collective des besoins profondes de l’homme. Et de l’engagement véritable et sincère de tous à poser des actes constructifs pour le pays, et en sortant des stéréotypes de la politique politicienne qui ont fait trop de tors au Gabon depuis des décennies ».

« Je crois à mon humble avis, que le Gabon, les gabonaises, les gabonais et les générations futures méritent une alliance nouvelle pour aller plus loin. Puisse Dieu tout puissant être la lumière sur notre chemin dans cette nouvelle aventure humaine. Je vous remercie », a-t-il conclu.

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